Signes de reconnaissance et Estime de soi


La réception d’un compliment, puis la capacité à le recevoir constitue le socle de l’estime de soi.

En cette journée mondiale du compliment, je voulais vous parler de notre besoin de communiquer et cela passe aussi par signes de reconnaissance de notre présence et de notre existence.

Car au-delà du compliment nous avons tous besoin de signe de reconnaissance et d'être mis en valeur pour se sentir bien.

En Analyse Transactionnelle, cette unité de reconnaissance s’appelle un Stroke, ce qui signifie : « donner des coups ou des caresses », et donc, donner la preuve qu’une personne existe ! et sa place au sein de la société.

Cela se traduit par tout acte (verbal ou non-verbal) impliquant la reconnaissance de la présence d’autrui.

Nous en avons tous besoin, qu’ils soient positifs ou négatifs, nous nous sentons en manque si nous ne les obtenons pas => « Tout stroke vaut mieux que pas de stroke du tout ».


Eric Berne, fondateur de l’analyse Transactionnelle, parle de faim de stimulations physiques et mentales. Il a démontré que le besoin de reconnaissance sociale, est pour l’homme (animal social) un besoin aussi important que les besoins physiologiques. Chaque être humain a un appétit différent allant du goulu à la tendance anorexique.

René Spits, psychiatre dont les travaux ont essentiellement porté sur la constitution du Moi, révèle dès 1945, que les bébés élevés en pouponnière présentent de nombreux problèmes physiques et affectifs par manque de stimulations, en particulier de contacts physiques qui étaient réduits au minimum.

Abraham Maslow, dans son étude des motivations humaines, hiérarchise les besoins vitaux, impliquant qu’un besoin supérieur n’apparaît que lorsque le besoin inférieur est relativement satisfait :

  • Au 1er niveau, les besoins physiologique, de survie, dont celui de stimulation,

  • Au 2ème niveau, les besoins de sécurité,

  • Au 3ème niveau, le besoin de reconnaissance : besoin d'être reconnu par les autres.

Ce signe de reconnaissance (Stroke) peut être lié :

  • à ce que nous faisons : « Tu as bien travaillé ce mois-ci ! »

  • à ce que nous sommes : « J’adore discuter avec toi »

  • Il peut être contrefait (semblant être au départ positif mais se finit par une note négative) : « Cette robe te va bien, mais tu ne crois pas que la couleur est un peu terne ! »

  • Il peut être destructif

  • Il peut être constructif


Nous possédons tous un filtre à « Stroke » issu de reproductions de modèles enfantins de notre éducation.

Claude Steiner a théorisé que, enfants nous sommes conditionnés par nos parents qui nous imposent des règles de gestion des strokes (compliments, signes de reconnaissance). Adultes, ces règles continuent à être opérationnelles.

Souvent l’éducation pousse vers la modestie (ne pas se faire remarquer - ne pas se vanter… )


Alors que les strokes sont illimités et inépuisable, des règles réductrices, nous mettent dans un état de semi-privation, limitant inconsciemment nos sources de strokes et nous sentons frustrés.



En termes de communication constructive et positive, votre estime de soi va remonter au fur et à mesure que vous vous sentez en harmonie et en équilibre en retenant ces points :

1. Donner des compliments et/ou des signes de reconnaissance de l’autre avec honnêteté et sincérité.

2. Accepter les compliments et/ou les signe de reconnaissance (Cela commence par répondre à un « bonjour ! » ou un signe de la tête) et remerciez ! (ou acquiescez).

3. Si vous vous apercevez, que vous envoyez des signes de reconnaissance mais que vous n'en avez pas ou pas d’autre que la réponse de ceux que vous avez envoyé … « Je donne et ne reçois rien en retour » ... Dites-vous que s'il n'y a pas un échange naturel de signes de reconnaissance, c'est tout simplement parce que l'autre est dans la position défavorable pour lui et vis-à-vis des autres. Inutile de perdre votre temps, votre énergie, votre estime de vous avec ce genre de personnes et continuez votre chemin pour vivre des relations sincères où le partage et l'échange existent dans une relation bilatérale et non unilatérale.


Une relation ne peut être saine que dans la position où il y a un échange mutuel de reconnaissance et d'estime.


Merci

À l'Affiche
Posts Récents